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Former des jeunes en emplois d’avenir à vos métiers : quels financements ?


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Après un an d’existence, un premier constat : les emplois d’avenir s’ouvrent plus largement aux entreprises du secteur marchand notamment celles installées dans certains bassins d’emploi en difficulté de recrutement. Et ce, afin de faciliter l’insertion professionnelle et la qualification des jeunes, en particulier ceux habitant des territoires dits « prioritaires ».

Avec à la clé, des aides financières pour favoriser l’embauche mais aussi l’accès à la formation de ces jeunes. Cap sur les emplois d’avenir !

Conclure un emploi d’avenir : de plus en plus d’entreprises visées

Depuis quelques mois le dispositif concerne un nombre croissant d’entreprises relevant du secteur marchand : une large palette d’activités professionnelles est ainsi retenue par les arrêtés régionaux. Pour savoir si votre entreprise est éligible, connectez-vous sur le site spécialement dédié aux emplois d’avenir : http://www.lesemploisdavenir.gouv.fr/ puis cliquez sur « Partenaires »/ « Documents »/ « Arrêtés régionaux » et enfin, téléchargez l’arrêté applicable dans votre région !

L’aide de l’Etat

Accordée pour une durée maximale de 3 ans (sauf dérogation), l’aide est égale à 35% du SMIC horaire brut, soit environ 506 €/mois pour un SMIC mensuel de 1 445,28 €. Son attribution dépend des engagements de l’employeur sur la formation du jeune, le contenu du poste proposé, les conditions de tutorat…
Avant de recruter : contactez Pôle emploi, la Mission locale (ou le Cap emploi si vous souhaitez embaucher un jeune handicapé).

Identifier les principales caractéristiques de l’emploi d’avenir

Dans le secteur marchand, un contrat unique d’insertion-contrat initiative emploi (CUI-CIE) est conclu à durée déterminée (CDD) ou à durée indéterminée (CDI) avec des jeunes sans emploi âgés de moins de 26 ans (ou de moins de 30 ans reconnus travailleurs handicapés), pas ou peu qualifiés (niveau CAP/BEP) et en recherche d’emploi depuis une certaine durée. Et pour les jeunes qui résident dans des ZUS, des ZRR ou en outre-mer : un accès prioritaire et  des dérogations possibles notamment quant au niveau d’études (jusqu’à « Bac +3 » sur décision administrative).

Former avant de recruter : une sécurité pour l’entreprise

Afin de sécuriser l’embauche, le jeune peut suivre avant d’intégrer votre entreprise une formation de 400 heures maximum dans le cadre d’une :
- préparation opérationnelle à l’emploi collective (POEC) pour découvrir votre secteur ou développer ses compétences, financée par l’OPCA dont vous relevez ;
- POE individuelle (POEI) en vue d’acquérir des pré-requis techniques liés à vos métiers, cofinancée par Pôle emploi et votre OPCA.
Peuvent également être mises en place avant le recrutement, des formations de mobilisation et de pré-qualification financées par le Conseil régional ou par la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) dans le cadre des programmes « compétences clés ».


Former pendant le contrat : une obligation

L’emploi d’avenir doit favoriser l’accès du jeune à un niveau de qualification supérieur, avec, au final, une reconnaissance : attestation de formation, d’expérience professionnelle, diplôme… Pour ce faire, l’ensemble des dispositifs de formation et de validation des acquis de l’expérience (VAE) peuvent être mobilisés, avec une prise en charge possible du coût de la formation par l’OPCA : plan de formation, droit individuel à la formation (DIF) ou période de professionnalisation d’une durée d’au moins 80 heures…
Attention ! La formation est obligatoire et doit se dérouler prioritairement pendant le temps de travail.

Et après ?

A l’issue de l’emploi d’avenir, l’entreprise peut signer avec le jeune un contrat de professionnalisation en CDD de 24 mois ou en CDI avec une action de professionnalisation de même durée ou lui proposer un contrat d’apprentissage.
L’entreprise peut bénéficier des aides liées à l’un ou l’autre de ces contrats : exonérations de charges sociales, aides à l’embauche, à la formation… S’y ajoute, dans le cadre du contrat de professionnalisation, un financement majoré des frais liés à l’exercice de la fonction tutorale, soit 2 070 € maximum au lieu de 1 380 € dans le cas général.

 

Publiée le : 28/02/2014

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Journal interprofessionnel d'informations d'économie générale des petites et moyennes entreprises.

 

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